La Validation des Acquis de l’Expérience, abrégée VAE, renforce la qualification professionnelle d’une personne. Il s’agit d’une certification réglementée. Selon le cas, la VAE peut être considérée comme un diplôme ou un certificat. Qui peut-en bénéficier ? Comment peut-on l’obtenir ? Voici quelques éléments primordiaux que vous devez prendre en considération afin de répondre à ces questions.

La VAE, pour les personnes actives

La VAE est dédiée aux personnes qui entrent dans la vie active. Elle permet à son titulaire de bénéficier d’une certification professionnelle par le biais de la validation de l’expérience qu’elle a acquise au cours d’une activité professionnelle ou extra-professionnelle. La VAE peut être un diplôme, un certificat de qualification professionnelle ou encore un titre à finalité professionnelle. Dans tous les cas, elle doit faire l’objet d’une inscription au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). Comme les parcours scolaire, universitaire, le contrat d’apprentissage et la formation continue professionnelle, la VAE permet d’accéder à des certifications professionnelles.

Les personnes éligibles à la VAE doivent se soumettre à certaines conditions. Cette certification ne mentionne pas de restriction d’âge, de nationalité, de statut et de niveau de formation. Les bénéficiaires doivent pourtant faire preuve d’au moins une année d’expérience (continue ou non) en rapport direct avec la certification concernée. L’activité exercée peut concerner l’un des cas suivants :

– Activité professionnelle salariée ou non ;

– Volontariat ou bénévolat ;

– Mandat électoral local ou mission élective locale ;

– Responsabilité syndicale ;

– Participation à une activité d’économie solidaire si la personne est reçue et accompagnée au sein d’un organisme œuvrant à l’accueil et l’hébergement de personnes en état de difficulté.

Droit à l’information, accompagnement et financement sur la VAE

Selon la réglementation en vigueur, tout citoyen peut recevoir, à titre gratuit, une information sur les principes, les conditions d’application et le financement de la VAE. Tout individu désirant collecter des informations sur cette qualification peut accéder aux sites Internet dédiés à la VAE ou entrer en contact avec les entités concernées. Les personnes éligibles à cette certification peuvent bénéficier d’un accompagnement sur la constitution de l’expérience à valider, l’élaboration du dossier et de la préparation à l’entretien.

Cette assistance est proposée par un organisme certificateur. Ainsi, en cas de besoin, il est recommandé de contacter ce dernier. Sachez que l’accompagnement à la VAE peut être financé par le compte personnel de formation. Ce financement peut être versé par l’employeur, l’Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA) ou le conseil régional.

Pour l’accompagnement, cela commence à partir du moment où le dossier de recevabilité du candidat fait l’objet d’un avis favorable officiellement proclamé par l’organisme certificateur. L’assistance peut concerner une aide à la méthodologie, une aide à l’orientation ou encore une aide à la recherche de financement pour le prix de la formation. Les collectivités régionales, en particulier, financent et accompagnent les jeunes ou adultes demandeurs d’emplois.

Le déroulement de la validation

Si la demande est considérée comme recevable, le dossier fera l’objet d’une session d’évaluation. Le candidat devra ainsi élaborer un dossier de validation mentionnant les caractéristiques des expériences à valider, les compétences ou connaissances mobilisées et les éventuelles formations complémentaires. Un entretien avec un jury sera ensuite planifié. Le professionnel étudiera la bonne corrélation entre les acquis, les aptitudes, les compétences et les connaissances du candidat. Si la procédure est réalisée par l’organisme certificateur, une mise en situation professionnelle sera planifiée. Notant que toutes les informations requises sur la VAE doivent avoir des liens avec la nature de la validation.

Dans le cadre d’une entreprise, la VAE est accessible à tous salariés respectant la durée d’expérience exigée. Si cela est réalisé suivant un plan de développement des compétences de l’entreprise, il incombe à l’employeur d’inscrire des actions de VAE. Pour cela, une convention entre l’enseigne, le salarié concerné et l’organisme doit être établie. Cet accord indique les modalités relatives à la VAE (diplôme visé, période de réalisation, prise en charge des frais de formation…). Sachez que le consentement du bénéficiaire est obligatoire pour la VAE.

L’évaluation de la demande de VAE

Après l’évaluation de la demande de VAE, le jury émet un verdict. Trois cas peuvent se former. Si les conditions requises sont toutes respectées, le jury prononcera une validation totale. Il attribuera ainsi la certification ou le diplôme par le biais d’une attestation de compétences. Si les acquis ne coïncident pas totalement aux compétences, le jury proclamera alors une validation partielle. Dans ce cas, une notification indiquant l’utilité d’un contrôle complémentaire sera attribuée au candidat. Ce dernier recevra également un livret de certification mentionnant les compétences acquises. Enfin, il y a le refus de validation. Ce verdict est prononcé lorsque les conditions relatives aux compétences ne sont pas respectées. L’attribution du titre ou diplôme sera ainsi rejetée. Toute décision du jury est attribuée au candidat par courrier. Cela peut être envoyé par l’organisme certificateur ou le chef d’établissement. Notez que le jury est composé de professionnels qualifiés. Les membres ont une meilleure expertise de la certification concernée.