Mal-être au travail : Les signes qui doivent alerter

Quel que soit le poste que vous occupez au sein de votre entreprise, vous n’êtes jamais à l’abri d’un sentiment de mal-être dû aux obligations auxquels vous êtes soumis. Voilà pourquoi des mesures préventives et curatives sont continuellement mises en place afin de mettre un terme à la souffrance au travail. Dans cet article, nous allons nous pencher sur les signes qui doivent alerter et nécessiter une intervention sérieuse dans les délais les plus courts.

Qu’est-ce que la souffrance dans le milieu professionnel ?

La souffrance au travail est définie par l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles INRS en ces termes : il s’agit des « risques psychosociaux (RPS) correspondent à des situations de travail où sont présents du stress, des violences internes (harcèlement moral ou sexuel, conflits…) ou des violences externes (insultes, menaces, agressions…) ». Ces facteurs sont liés à la nature des activités exercées au sein de l’entreprise ainsi qu’aux interactions entre les collaborateurs relativement aux rapports hiérarchiques qui défissent leurs relations.

Cela se traduit par des pressions régissant le système managérial mis en place, le volume de travail et les contraintes de délais, les tâches répétitives… La souffrance au travail apparaît dès lors dans le burn-out, l’absentéisme et, dans des cas plus grave, dans un comportement dépressif conduisant au suicide. De manière plus indirecte, il peut être question de maladies cardiaques, cardio-vasculaires, de troubles musculaires et squelettiques… Les responsables et chefs d’équipes doivent alors être sensibles à ces symptômes afin d’en limiter les conséquences. Il en va de la productivité des employés et, par voie de conséquence, de la rentabilité de l’entreprise.

Comment repérer et prévenir les risques au travail ?

La prévention des risques professionnels passe par une attention accrue accordée aux employés, à leur rapport au travail qu’ils effectuent et à la nature des relations qu’ils entretiennent. L’un des premiers signes alarmants : une baisse de motivation de l’employé et un désintérêt total pour les tâches qui lui sont assignées. Ces risques professionnels à caractère psychologique et mental concernent des changements de comportement notables comme l’irritabilité et la baisse d’énergie. Du point de vue physique, il peut être question de troubles du sommeil, de maux gastriques et de problèmes d’hypertension.

Un médecin du travail, bénéficiant d’une bonne formation dans la prévention des risques au travail, est normalement en mesure de détecter les signes de la souffrance liée au cadre et circonstances professionnelles. Cela commence par un dépistage régulier. Dans ce cas, les salariés doivent avoir un suivi psychologique rigoureux et faire part des problèmes qu’ils rencontrent à ce professionnel de la santé. Par exemple, un employé qui déclare se réveiller au beau milieu de la nuit avec des bouffées de chaleur en pensant à son incapacité à respecter certains délais doit communiquer ce mal-être au médecin. Celui-ci est alors tenu de lui apporter écoute et réconfort pour l’empêcher de se laisser submerger par ses obligations professionnelles.

Santé au travail : Comment mesurer la gravité des symptômes ?

Parmi les indicateurs à ne pas négliger au moment de mettre en place une démarche de prévention est le désinvestissement de l’employé. Les plaintes récurrentes et l’expression d’une envie insoutenable de changer de travail sont aussi des indices qui ne doivent pas passer sous silence. Si les symptômes psychologiques sont assez difficiles à repérer, les symptômes physiques sont plus tangibles comme les maux de tête, de dos et d’estomac qui persistent même lorsque le diagnostic et les analyses affirment l’absence de maladies somatiques.

Vous allez dire que ces indicateurs concernent tout le monde à un moment ou à un autre de son parcours professionnels. La question qui se pose alors est : quand faut-il prendre ces signes en considération ? En règle générale, si on constate un seul symptôme, il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’un mal aise momentané et sans graves conséquences. En revanche, en présence de plusieurs signes qui se déclarent simultanément, il faut prendre les choses au sérieux ! Attention à ne pas tomber dans la paranoïa. Une crise peut être passagère et ne pas signifier que l’employé éprouve réellement une souffrance due à son environnement professionnel.

Santé et sécurité : Est-ce possible de mettre un terme à la souffrance professionnelle ?

La réponse est : oui ! A condition d’avoir un médecin de travail qui maîtrise parfaitement ce domaine assez fou même pour les professionnels de la santé. D’un autre côté, il est important de réveiller la conscience générale des employés sur ce sujet. En réalité, un grand nombre d’employés ne se dirigent pas vers le médecin, non pas par négligence mais par ignorance. Ainsi, la sécurité au travail est étroitement liée au premier pas que les salariés vont prendre pour essayer de sortir de cette situation pour le moins délicate.

Une fois ce malaise identifié, le médecin peut orienter le salarié en souffrance vers un spécialiste selon les symptômes qu’il présente. Néanmoins, quels que soient les indicateurs le traitement physique doit être doublé d’un accompagnement psycho-social afin de traiter le problème en s’attaquant à sa source plutôt que de remédier aux signes superficiels.