M. Max Roustan attire l’attention de Mme la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi sur l’impôt forfaitaire annuel. Cet impôt a été mis en place avec la possibilité de pouvoir déduire celui-ci des acomptes de l’impôt sur les sociétés (IS) de l’année en cours et/ou sur les deux exercices suivants. Or la loi de finances pour 2006 a supprimé la possibilité d’imputer cet impôt sur l’IS et de le comptabiliser dans les charges déductibles du résultat imposable. Pour les sociétés, cela revient à payer un impôt supplémentaire qui est bien évidemment pénalisant. Il lui demande en conséquence si le Gouvernement entend revoir cette situation.

Le régime de l’imposition forfaitaire annuelle (IFA) a fait l’objet de réformes successives qui sont le résultat d’un compromis entre la volonté d’alléger la charge fiscale des entreprises les plus imposées, en termes relatifs, c’est-à-dire les entreprises les plus petites, et la prise en compte de la contrainte budgétaire.

La réforme introduite par la loi de finance, pour 2006 a ainsi supprimé l’imputation de cette imposition sur l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’année de son exigibilité et les deux années suivantes, a aligné son traitement sur celui de la plupart des autres impôts (taxe professionnelle, contribution sur les salaires) qui sont admis en déduction du bénéfice imposable et a instauré la référence au chiffre d’affaires hors taxes plutôt qu’au chiffre d’affaires toutes taxes comprises pour déterminer le montant du tarif à acquitter.

Par ailleurs, un allègement du barème pour les entreprises les plus lourdement imposées a été décidé, qui se traduit par un rehaussement du seuil en deçà duquel l’IFA n’est pas due (porté de 76 000 TTC à 300 000 hors taxes puis 400 000 hors taxes par la loi de finances pour 2007) et par une diminution du tarif des tranches les moins élevées.

Grâce à ces réformes, les plus petites entreprises ont vu leur situation au regard de l’IFA améliorée.

[(Cela étant, pour de nombreuses PME, l’IFA reste une charge importante. C’est pourquoi, le Président de la République a annoncé le 7 décembre 2007 devant l’assemblée des entrepreneurs de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) la suppression de l’IFA en 2009.)]